The rise of colours

Je me suis fait un compte Instagram pour me faire connaître et partager mon travail. Cela fait maintenant quelques mois. On prend vite la main et surtout on y prend vite goût. Scroller, regarder, être grisée quand on a beaucoup de « likes ». Je me disais que je pouvais m'inspirer, apprendre. Tout l'été, j'ai fait défiler des créations sous mes yeux. La plupart d'amateurs, mais aussi d'artistes professionnels. 
 Ce n'est qu'à la rentrée que j'ai réalisé : qu'avais-je peint moi-même durant cet été ? Rien! Alors j'ai compris. Cette petite sur mon téléphone est un leurre. C'est une pollution qui m'a fait sortir de moi-même, me déconnecter. Oui. Une pollution.

J'ai été épatée par l'artiste Sarah McKendry, avec ses forêts embrumées et ses ciels au-dessus de la mer, peints à l'huile. J'ai voulu faire la même chose en aquarelle. J'ai acheté de grandes toiles. Et ça a foiré, bien sûr. Immobilisation du flow.

 C'est là que j'ai pris conscience du problème. Alors je suis revenue aux sources. Nature des couleurs. Lecture chaque soir. Édifiant. Retour sur mon droit chemin.

J'ai repris toile, eau, pinceaux et couleurs. Et voici.